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AFTER SCIENCE
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AFTER SCIENCE

Florent Joachim

Collectif Coax
2016

Joachim Florent (contrebasse solo & électronique)

"L'exercice du solo de contrebasse est assurément périlleux, et pourtant Joachim Florent s'en tire à merveille.

Ces plages, enregistrées au Théâtre dans les vignes de Couffollens, dans l'Aude, et à la Collégiale St Pierre la Cour du Mans (où le musicien avait joué en mai 2012) recèlent une diversité d'inspirations et de pratiques qui forcent le respect, et même l'admiration. Entre solo absolu, très acoustique, et solo démultiplié par les machines en un large spectre de sonorités mêlées, c'est une déclinaison des horizons possibles de l'instrument.

En une trentaine de minutes, le contrebassiste parcourt des univers sonores et esthétiques parfois insoupçonnables (et en tout cas largement insoupçonnés). Une psalmodie suggérée par le souvenir du chant d'un muezzin va conduire, par développements successifs, à une large spectre de résonances presque polyphoniques. Une mise en boucle de pizzicati va créer un espace répétitif riche en variations, hypnotique et vivant tout à la fois. Ensuite un son très acoustique, largement réverbéré (l'électronique ? L'abbatiale du Mans ? L'une et l'autre à la fois?) va produire une brève marche majestueuse, où la mélodie porte en elle l'exacte perception de l'harmonie. Puis l'électronique reprend ses droits, à coup d'échos et de traitements, effet wah-wah, riches harmoniques, jusqu'à ce que le son acoustique établisse sur cet empire technologique et furtif toute sa majesté. Vient ensuite une partita virtuose que l'on jurerait de violoncelle, puis un jeu de percussions qui faite parler les cordes et le bois de l'instrument. Peu après, ce serait presque une viole de gambe élisabéthaine, avant de glisser de nouveau vers l'univers contemporain. Plus loin encore, l'électronique transforme l'instrument en une sorte d'orgue futuriste pour concert sous-marin, et conclusif. Cette laborieuse tentative de description de l'objet, ou d'épuisement d'un réel insaisissable, a pour seul but de donner l'envie d'en savoir plus en écoutant la musique.

Ce que suggère le titre, c'est peut-être que, lorsque la science musicale et le savoir instrumental sont conquis, maîtrisés, puis sublimés, un au-delà est atteint, qui ressemblerait à l'enfance de l'Art."

Xavier Prévost

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