AMARCO
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AMARCO

Roy/Courtois/Tchamitchian

Émouvance
2011

Guillaume Roy (alto), Vincent Courtois (violoncelle), Claude Tchamitchian (contrebasse)

 

Réuni à mon initiative et créé en décembre 2006, ce trio réalise le désir partagé que nous avions depuis longtemps de nous rencontrer et d'échanger expérience et vécu.
Le choix du « total acoustique » et du « total improvisé » est vraiment voulu. La dimension magique de la formation en trio, la somme de nos expériences, l’envie d’inventer in situ des textures, des chants et/ou des architectures font de nous les éléments d’un orchestre constamment aléatoire, avec jubilation et sans tabous.
(C. Tchamitchian)
Vincent Courtois, Guillaume Roy, Claude Tchamitchian, trois personnalités fortes, trois parcours hors-normes.
Le parcours de Vincent Courtois donne, à lui seul, une idée de son éclectisme (Louis Sclavis, Les Rita Mitsouko, Rabih Abou Khalil, Michel Petrucciani…). Cet état d’esprit le conduit aujourd’hui à travailler très régulièrement en Europe avec des musiciens comme Ellery Eskelin, Sylvie Courvoisier, Michele Rabbia et Marylin Crispell et à collaborer avec des labels comme Enja ou CamJazz.
Fondateur du quatuor IXl en 1993, Guillaume Roy n'a cessé depuis d'explorer la relation de l'écrit à l'improvisé. Au-delà de diverses collaborations en tant qu’instrumentiste (Louis Sclavis, Joachim Kühn…), il travaille également depuis plusieurs années la relation de la musique au spectacle, autant comme compositeur (musique de scène, de danse) que comme interprète/acteur.
A l’image de Vincent et de Guillaume, Claude Tchamitchian est très présent sur la scène européenne, comme leader (Lousadzak, Ways out) ou sideman (Eric Watson, Christof Lauer, Linda Sharrock, Mat Maneri, Herb Robertson…) et aussi très investi dans les pratiques croisées (musique/danse, musique/théâtre)
"Amarco, c’est presque « je me souviens » (1).
Les titres insistent simplement : « Question d’avenir », «Time to change ».
Le souvenir, ici métamorphose du présent, profondeur de l’avenir, fleur animée du passé, provoque le reflet impulsif de ces onze estampes sonores. Elles défilent, affirment la parole, la fouille du rapport à l’autre, le chant à l’énorme vitalité, la matière pivotante, la danse résistante aussi.
Trois archets sans âge ni a priori qui décochent, parmi les arbres souplement enracinés, les traits fatals aux périls du monde. Il faut les entendre, les écouter fort, les rejoindre à la hâte. C’est tout simple!"
Jean Rochard
(...) La musique se renouvelle à chaque concert, comme une volonté de repousser plus loin les possibilités infinies offertes par l’improvisation, à laquelle les trois musiciens se frottent naturellement et de façon très libre comme l’archet à leur corde. Leur univers n’est pas à considérer comme du jazz et il est difficile d’admettre que la musique n’est pas écrite, grâce à une écoute mutuelle, profonde et attentive qui renforce son côté inouïe. Cette rencontre inoubliable se devait d’exister pour ce concert donné récemment à la mairie d’Evry, dans une salle favorable au jeu en acoustique, qui met en valeur les nombreux sons que nous font découvrir les trois complices, avec leur phrasé lyrique à l’archet (voir de deux en même temps pour ce qui concerne le contrebassiste) et leur jeu de pizz précis et soutenu.
Le public est ravi de la performance offerte, certainement plus délicate à interpréter qu’un programme écrit, tant par la concentration qu’elle exige que par l’absence de programmes pré-définis. Cette musique inclassable servie avec excellence retire désormais les tabous trop longtemps entendus sur l’accès difficile des musiques totalement improvisées pour un public non averti.
Armel Bloch, www.culturejazz.net
Prenez le trio Amarco (Guillaume Roy, alto, Vincent Courtois, violoncelle, Claude Tchamitchian, contrebasse) : méditez sur l'instrumentation. Tentez (...) de supposer la musique, la gesticulation, la circulation des inconscients, la vitesse de pensée. Vous n'y arriverez pas. Cette musique se voit, elle se vit, elle se devine. Ne disons rien des qualités techniques d'Amarco ou du Marc Ducret Trio. Ce serait un comble qu'ils jouent comme un paquet de biscottes. Ou, pis encore, qu'ils jouent "bien". Non, leur musique pense, dépense et passe en force. Ça casse, mais on ne s'en lasse pas.
Francis Marmande, Le Monde, 10 novembre 2010
Vous avez écouté trois cent mille fois chaque standard du jazz, vous connaissez par cœur les chorus des plus grands et vous les chantonnez en les écoutant, vous pouvez citer le nom du morceau, la composition du groupe, la date de son enregistrement et d’autres détails encore. Vous mâchez comme un kôan la question récurrente : y a-t-il une vie après John, Miles, Matthias ou qui que ce soit que vous adorez ?
La réponse est « Oui » et c’est ce soir, au Triton où est programmé, avec un à propos étonnant, le trio acoustique Amarco. (...)
Guillaume Roy, violon alto, Vincent Courtois, violoncelle et Claude Tchamitchian, contrebasse s’emploient avec leurs petites mains et leurs archets (et tout leur corps...) à gratter, pincer, frotter les cordes et plus si affinités. Ils inventent leur musique au fur et à mesure, pas à pas et aucune partition ne transmettra jamais cette création instantanée et éphémère. (...)
C’est un pur bonheur. Leur musique imagée nous fait glousser de plaisir. C’est simplement BEAU.
Concert acoustique ? Performance artistique ? Les catégories s’effacent, ne subsiste que CE moment.

Alain Gauthier, http://culturejazz2.free.fr / Publié le 19 mars 2011

Chacun a tour à tour recours à la magnifique sonorité "naturelle" de son instrument ou à des effets de bruitages sur les cordes ou le corps de celui-ci, et l’on passe de moments de pure beauté mélodique à d’autres où le déluge se déclenche. Le tout sans partitions, et donc dans une extrême attention à l’autre qui permet au volume sonore de s’enfler ou de décroître en vagues harmonieuses sans que rien ne semble prémédité.
Soit un voyage passionnant où alternent moments de rêverie, éléments de surprise et invitations à une danse hétérodoxe mais bien présente dans la vibration de ces douze cordes.

Thierry Quénum, www.jazzmagazine.com / Publié le 7 juin 2011
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