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BOOMERANG
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BOOMERANG

Borochov Itamar

Label Laborie
2016

Itamar Borochov (Trompette / Voix (Track 9)), Michael King (Piano), Avri Borochov (Contrebasse
Oud (Tracks 8 & 9) / Sazbush & voix (Track 9)), Jay Sawyer (Batterie)

GUEST : Yisrael Borochov
Jumbush & voix (Track 9)

 

En un siècle de jazz, aucune des révolutions esthétiques successives n’est parvenue à dépasser cette interminable recherche d’une authenticité musicale ; l’élément qui différencie la seule virtuosité technique du vrai don pour la musique.

S’il le souhaitait, le trompettiste Itamar Borochov pourrait épater les auditeurs par sa virtuosité l’instrument en main. Mais à 32 ans, ce musicien né en Israël et vivant à Brooklyn depuis 2007, élève de Junior Mance, Charles Tolliver ou Cecil Bridgewater, a choisi d’aller plus loin : raconter son histoire qui relie Lower Manhattan à l’Afrique du Nord, l’Israël moderne et l’antique Boukhara...

Né dans une famille de musiciens, élevé dans la ville judéo-chrétienne-musulmane de Jaffa, Itamar Borochov a toujours entretenu cette richesse d’influences : Edith Piaf, Weather Report, Nusrat Fatah Ali Khan ou Prince ont posé les bases d’une ouverture musicale salutaire. Son initiation ne fut complète que lorsqu’il entra dans la synagogue Séfarade du quartier : Borochov y absorba la musique sacrée fondée sur les gammes arabes et nourrie de cette tradition juive séculaire.

Son immersion dans l’héritage jazz new-yorkais au milieu des années 2000 achèvera de le convaincre : “Il faut que je sois vrai. Si Coltrane était inspiré par le fait que son père était prédicateur, il fallait que je fasse la même chose. Lee Morgan a apporté le gospel, l’évangile, et moi j’apporte la musique de la synagogue Séfarade.”

Une démarche d’hybridation en rien étrangère à l’ADN du jazz, que l’on retrouve à l’identique dans ce tout nouvel album “Boomerang” d’Itamar Borochov.

Itamar Borochov y expose ce qu’il sait faire de mieux : invoquer ses talents de mélodiste affirmé et de musicien habité par un esprit supérieur. Et si son pedigree hard bop ressort dans la structure des compositions, le voyage proposé par Itamar Borochov (trompette), son frère Avri (contrebasse), Michael King (piano) et Jay Sawyer (batterie) renvoie certainement à cette image du boomerang et à sa trajectoire courbe : depuis Jaffa et le piyyout originel sur ‘Adon Olam’, en passant par West Village avec ‘Jones Street’, par l’Afrique du Nord sur ‘Ca Va Bien’ et sa malfuf arabe pour revenir par un ‘Jaffa’s Tune’ et son atmosphère clairement moyen-orientale, en hommage à la ville natale.

Profondément croyant, Borochov projette aussi cette authenticité dans sa recherche du “Divin”, jusque dans la musique qu’il propose. Il l’entrevoit partout, dans des décors sacrés comme profanes. Très souvent, Boomerang se retrouve habité par une invocation des esprits typique des rituels religieux musicaux marocains, aussi bien juifs qu’islamiques.

Alors quelle est l’histoire d’Itamar Borochov ? Selon lui, “il y a du Divin dans le monde. Et c’est une chose à laquelle il faut aspirer - la perfection est un reflet du Divin. C’est ça le rôle de la virtuosité, après tout. Être là au milieu d’une rue sale et aspirer à la grandeur. Parce que partout où il y a de la grandeur, de Bird à Miles ou à Coltrane, ton expérience est plus intense, ça peut être bouleversant, tu ressens la vie à un niveau plus profond.”

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