...D'OU VIENT LA LUMIERE ?
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12 €|ref : FR-CD 13
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...D'OU VIENT LA LUMIERE ?

Foussat Jean-marc, Petit Jean-Luc

Fou records
2016

Jean-Marc Foussat (dispositif électro-acoustique), Jean-Luc Petit (clarinette contrebasse, saxophones sopranino & alto).

.Jean-Marc Foussat fut durant plus d’une décennie ou deux le preneur de son dévoué de l’improvisation libre aussi bien française qu’internationale. Fouillez dans le catalogue Incus époque vinyle , l’Intakt des débuts ou certains labels atypiques et vous trouverez son nom accolé à ceux de Derek Bailey, Company, Joëlle Léandre , Evan Parker et cie … Il avait tenté d’être musicien auparavant et ce n’est que depuis un peu plus d’une décennie qu’il s’affirme comme un drôle de zèbre atypique. La création éperdue de son label FOU, (après celle de Potlatch qu’il a laissé à Jacques Oger …) lui a permis de documenter ses nouvelles aventures (et des instants chavirés mémorables) . Pas facile d’évoluer dans cette scène d’improvisation pointue en maniant des engins ( VCS 3 etc..) qui se comportent presqu’à l’encontre des paramètres de l’improvisation libre question localisation et résonance dans l’espace, réaction directe, maniabilité etc.. .

Il faut donc inventer , imaginer, suggérer, évoluer…  et à cet égard, D’où vient la lumière ! est recommandable. Le titre de l’album est tiré d’un texte surréaliste écrit par Daniel Crumb, Volupté des Visitations ou Le Tango moins les doigts où il est question d’obsessions, du ventre de la Vierge, de la Conception , de la Visitation, de l’ange Gabriel et on cite l’empereur Constantin,  Bach et Messiaen . Bref , un cadeau de Noël !

Et donc ça fait des sons d’hélicoptères, des vibrations d’aspirateurs, un clapotis aquatique, des sirènes, une rotation de moule à poterie , des grésillements, etc…le tout projeté à la ronde . Jean – Luc Petit a embouché sa clarinette contrebasse qui survole, plane, tressaute comme un fantôme d’un autre temps, celui du rêve, de l’inconscient. Sa position n’est pas aisée, mais son souffle secrète des vibrations qui collent à la situation.  On l’entend aussi au saxophone et c’est un peu plus mordant.  Jean –Luc évoque le meilleur de Roscoe Mitchell. Les instruments à vent qui vibrent émettent d’un point très précis dans l’espace et l’électronique diffuse presqu’aveuglément  à plus de 180° dans celui-ci. Une fois démarrée , la machine continue sur sa lancée, elle  joue en continu alors que le souffleur peut moduler la dynamique, insérer des silences, changer de cap sur un coup de tête. Cet assemblage est un nœud de contradictions, comme si vous demandiez à une motocyclette de danser avec une ballerine ! Mais fi !

Le flux charrie des histoires oubliées, des regrets qui s’évanouissent, de nouveaux espoirs…   il y des moments réjouissants où ça gargouille ferme … l’atmosphère obsédante fait crever les nuages et briller des éclairs. Comme la pratique de la musique improvisée n’est pas sensée  répondre à des critères X, Y ou Z ou encore lambda, mais tenter parfois vainement d’en réinventer, on peut ici suivre les traces des musiciens, acteurs de l’instant, sans avoir l’impression qu’ils ont répété un rôle préparé…. Vraiment honnête !!

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