LA MORT DE LA VIERGE
15 €|ref : SHL2109
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LA MORT DE LA VIERGE

Ansaloni Gérard

Saravah

Gérard Ansaloni (paroles, musiques, arrangement et orchestrations), Etienne Brunet (saxophone), Jim Cuomo (clarinette), Francis Tétaud (violon), Isabelle Chauvin (violon alto), Laurence Boiziau (violoncelle), Michaël Auger (accordéon), Jacques Dompierre (percussions) et l’ensemble choral “Entrelacs” "La mort de la vierge" est un disque absolument hors mode.

Pas au goût du jour. Pas de concept. Pas de sexe. Pas de techno. Pas de pop rock. Pas de jazz. Pas de chanson française. Ce disque ne plaira pas aux intellectuels trop branchés. Si d'aventure son auteur était invité sur un plateau de télévision les flics l'évacueraient de force pour éviter qu'il ne soit lapidé par des spectateurs fanatisés. Cet album contient environ 900 alexandrins ou octosyllabes déclamés d'une voix déchirante.

Une voix "sprechgesang" dans le style du Léo Ferré de "Ni Dieu ni Maître” et “Basta” . La musique, d'écriture post-moderne, est flamboyante. Elle est jouée par une cohorte de synthétiseurs, échantillonneurs et musiciens. Ce disque est hors de l'esprit du temps dans sa forme mais très actuel dans le fond. L'ambiance globale recouvre le désespoir d'un homme contemporain complètement égaré dans un monde sans Dieu. Un univers où tout est à vendre. Plus d'un mois de studio. Un livret de 40 pages. Une belle sonorité dans la tradition des grands albums de chanson française des années soixante et soixante dix, une nouvelle folie de Pierre Barouh, producteur et inventeur du label Saravah. Barouh continue à dépenser une partie des droits d'auteur de ses grands succès comme "La bicyclette" ou "Chabadabada" dans la promotion d'inconnus talentueux. Cet album fait suite au "Banquet" produit sur le même label. Peu vendu ? Peu importe ! Pierre Barouh croit en Gérard Ansaloni. Il croit dans ce petit bonhomme tout maigre éclairé d'un large sourire modeste. Gérard travaille dans un bureau pendant la semaine. Il écrit de la musique dans son salon le soir quand ses enfants sont couchés. Il présente un profil d'anonyme. On ne l'imagine même pas sur une scène. Pourtant il se transforme sous la lumière des projecteurs en poète et "performer" bouleversant. Les yeux mi- clos il balance ses tripes avec l'énergie d'un merveilleux illuminé et met le public dans la poche en un tour de main…

Son style néoclassique est quelque peu subversif tellement il défie la mode actuelle. Il n'invente pas de nouvelles formes musicales ou poétiques. A quoi bon ! De nos jours même les publicitaires affublent de moustaches les petites Jocondes de supermarché. Gérard Ansaloni utilise les principes esthétiques du dix neuvième siècle pour exprimer le sentiment romantique du mal de vivre et de l'amour fou. Toujours actuel, contemporain et inusable. Renée Butenti

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