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L’OISEAU
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12 €|ref : FR - LP01
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L’OISEAU

Foussat Jean-Marc

Fou records
2013

ALBUM VINYL

Jean-Marc Foussat : (synthétiseur AKS &VCS3, électronique, guimbardes, appeaux, jouets, voix)

en mémoire de Victor, son fils Jean-Marc Foussat a édité l'oiseau
un disque Vinyl (30 cm / 33 tours)  comprenant deux morceaux de synthi solo et un poème qu'il avait écrit juste avant de mourir.

 

Dans la jazzosphere, Jean-Marc Foussat occupe une place un peu aux marges. La faute à ses instruments : synthétiseurs, dispositifs électroniques etc.
Il a choisi d'être aux côtés d'un jazz incertain, compagnon de JF Pauvros et de M. Sato au sein de Marteau Rouge, de Sylvain Guérineau dans Aliquid (et sa variante Quod lorsque d'autres musiciens, comme Joe McPhee, sont invités), et de bien d'autres.
Souvent lors de concerts, on le voit penché sur un dispositif d'enregistrement, au service des autres.
Cette fois, sur son disque "L'Oiseau", il est seul. La référence au jazz est inexistante.
Il est seul, avec ses machines et sa sensibilité, ses tourments.
Son vocabulaire électronique balaye assez largement la jeune histoire de cette musique. On y retrouve même des séquences faisant penser à Pierre Schaeffer quand un sillon était fermé à l'aide d'une goutte de cire, lors de l'émergence de la musique "concrète". Des boucles très nombreuses, oui, mais pas répétées d'une manière obsessionnelle. Des sources concrètes (guimbarde, appeaux, voix) mais semble-t-il sans le travail en couches juxtaposées maintes fois remises sur le tapis pour juste une brassée de secondes.
Plutôt le sentiment que sa musique se déverse là, par hoquets multiples, ravageurs, des coulées de matériaux composites, d'agrégats rocailleux, une combustion incomplète laissant apparaître par endroits les matières brutes, cela sans recul cérébral, au pur service d'une sensibilité puissante.
Pas de pathos pourtant : la violence émotionnelle se veut contenue, canalisée, faisant prendre à sa musique bien des chemins de traverse, parfois juste esquissés.
Un disque aux écoutes multiples.

L'oiseau. L'oiseau aux plumes bariolées. La vie s'arrête. Trois titres pour dire.
Naturellement on pense à l'Oiseau bariolé de Jerzy Kosinski (1965), ce roman d'une violence folle avec cette métaphore d'un oiseau dont on colore les plumes et qui, n'étant plus reconnu par les siens, se fait déchiqueter par eux. Mais ce n'est pas le propos de Jean-Marc Foussat : juste une voix douce pour dire un court poème, central, comme en équilibre instable ... et la brutalité des souvenirs.
 

                                                                                        Guy Sitruk

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