RESTE LA LUMIERE
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RESTE LA LUMIERE

Angélique Ionatos

Les disques de nos amis
2015

Guitariste et chanteuse grecque hors pair, Angélique Ionatos, forte de 40 ans de carrière et à l’origine de près d’une vingtaine d’albums, revient cet automne avec un nouvel album à paraître chez Ici, D’Ailleurs… qui s’annonce comme l’une de ses œuvres les plus abouties.

Comme à son habitude, Angélique Ionatos sera accompagnée de plusieurs musiciens. On notera  la présence de Gaspar Claus (violoncelle) et Cesar Stroscio (bandonéon) dont les interventions accentuent la force évocatrice du disque. On y retrouvera aussi Katerina Fotinaki, avec qui elle a déjà collaborée à plusieurs reprises (AnatoliComme un Jardin la Nuit…).

La voix d’Angélique Ionatos incarne une volonté de mouvement. Elle témoigne en filigrane d’un discours politique porté par la vision d’une Grèce sous pression. Son engagement est celui de l’ouverture, de l’acceptation des angoisses pour mieux les combattre, notamment par la transmission de sa culture natale. Un disque sombre mais plein d’espoir transcendé par la force de ses convictions.

"Sombre est le premier mot qui vient lorsqu’on décrit le nouvel album de la Grecque Angélique Ionatos, ironiquement intitulé Reste la lumière. La chanteuse et guitariste propose un nouvel ouvrage, tout en grec, où elle fait honneur à des poèmes dans sa langue natale, sur une musique rappelant les temps sombres qui accablent son pays.

L’album Reste la lumière est aussi relativement sobre dans ses arrangements. Souvent, la voix d’Angélique Ionatos, particulièrement dramatique dans cet enregistrement, et les guitares suffisent. À cela s’ajoute un peu de violoncelle et parfois des percussions. C’est plus qu’assez pour exprimer en musique les sentiments de l’artiste. C’est notamment le cas sur Courage, d’un minimalisme exemplaire. Cependant, c’est avec La route que cela devient plus intéressant, avec une instrumentation plus touffue mais tout aussi tendue.

À travers tous ces poèmes transposés en chanson, un est de la main d’Angélique Ionatos, Mes sœurs sorcières, où elle rappelle à quel point aussi c’est une bonne guitariste. Et elle le rappelle aussi dans Début du monde, dans un esprit beaucoup plus stressant. Quant à Habitudes, plus loin dans l’opus, les lignes de violoncelles apportent une toute autre dimension à la chanson.

On a, heureusement, droit à autre chose que des pièces lourdes et lentes. Et si l’arbre brûle apporte un belle variante qui se prend bien. Même chose pour Perséphone, avec du bandonéon, ce qui semble nous rapprocher un peu d’un tango. Et que dire de la berçante L’équation de l’amour et de la finale Le bateau fou?

Plus on avance dans l’écoute de l’opus, plus on se sent accrochés. L’ambiance dégagée, l’énergie des compositions, le ton de la chanteuse; tout fonctionne à merveille et l’expérience que l’album propose est vraiment poignante. On ne comprend rien des paroles (au moins, il est possible de voir la traduction des poèmes), mais on sent qu’on essaie de nous transmettre quelque chose de vrai, et c’est plus que suffisant.

Cela faisait quelques années qu’elle n’était pas retournée en studio, mais l’attente en a clairement valu la peine. Angélique Ionatos, avec plus d’une quarantaine d’années de carrière, a su aller à l’essentiel avec ce nouvel album, et ça se prend très, très bien. Un opus à écouter absolument dans vos soirées automnales."

Par Olivier Dénommée

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