SCHIZOPHRENIA
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SCHIZOPHRENIA

Laurent Coulondre Trio

Les disques de nos amis
2015

Laurent Coulondre (Piano & Organ), Rémi Bouyssiere (Basse & contrebasse), Martin Wangermee (batterie).

Le pianiste-organiste Laurent Coulondre et ses deux complices sortent "Schizophrenia", un sommet de groove électrique et de swing acoustique sublimé par un trio protéiforme et inventif.

Le jazz hexagonal va très bien merci. La preuve avec ce jeune trio emmené par Laurent Coulondre aux claviers, qui, a 26 ans, a déjà remporté toutes les distinctions; élu "Génération Spedidam", Talent Jazz Adami et Concours National de Jazz à La Défense. Doté d'un sens rythmique et harmonique sans pareil, il s'exprime au piano comme à l'orgue dans une liberté sans limite, faisant de lui un sideman mainte fois sollicité (Paul Jackson, Peter Bernstein, Nicolas Folmer, Pierre de Bethmann, Michèle Hendricks, Sylvain Beuf...). Avec le batteur Martin Wangermée et le bassiste Rémi Bouyssières ils forment sur "Schizophrenia" un double trio, ou "trio réversible", oscillant entre trio classique piano/contrebasse/batterie et trio orgue/basse 6 cordes et batterie.

Pour ce troisième album, le trio évite tout solo superflu, le propos de cette schizophrénie musicale est bien collectif qu'il prenne des allures de tempête groove électrique implacable ou de swing acoustique renversant. Sur les six thèmes finement écrits par le pianiste, la musicalité et la rythmique prennent le pas sur la virtuosité (évidente) de chacun mais quand l'orgue hammond rugit on se prend soudainement à rêver de Booker T. Jones, Big John Patton ou Jimmy Smith. 

Cette formule de “double trio” est donc étonnante et totalement réussie. Le trio se démultiplie et devient mouvant, protéiforme, comme en constante évolution. Il semble hésiter entre les rythmiques d’un Ahmad Jamal et les sirènes du jazz funk. Le dialogue au sein du trio semble de mise et les trois compères se tiennent la dragée haute. Il n’y a qu’à écouter le titre éponyme Schyzophrénia pour s’en persuader. Il est d’ailleurs étonnant de voir comment le trio nous prend à contrepied et revient à un jazz très acoustique avec Palma’s Waltz juste après le déluge électrique et funk de Schizophrénia. C’est sans transition que la formation saute d’un univers à l’autre. Mais là où le trio surprend le plus c’est dans sa capacité à rester abordable. Et pourtant la tache n’est pas aisée avec des métriques complexes et des contrastes d’univers incroyables.

Mais le groove et là, et la complicité du trio se ressent à chaque instant, si bien qu’on ne peut qu’adhérer à leur schizophrénie. Voici donc un groupe à suivre de très très près.

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