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SILENT REVOLUTION
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SILENT REVOLUTION

Clelia Vega

Les disques de nos amis
2011

Il est toujours difficile chez nous, enfants de l’électrique à tout va, de s’étendre sur un album tel que ce « Silent Revolution », de lui offrir les mots appropriés. Pas forcément le vocabulaire, ni même les bonnes références… Pourtant, on ne pouvait passer sous silence ce premier disque de Clelia Vega qui, dès la première écoute et par un pouvoir émotionnel incommensurable, rase toutes les chapelles auxquelles on pensait à jamais appartenir.

Bercée très jeune par la musique d’un père guitariste au sein des Nuclear Device, groupe punk emblématique des années Béruriers Noirs, la demoiselle a plus volontiers pris le chemin inverse en s’abandonnant à la musicalité du piano, en composant très vite pour son propre compte, jusqu’à noircir des kilomètres de papier qui deviendront plus tard ses premières chansons. Mais pas d’amalgame: n’allez pas crier avoir trouvé la nouvelle Norah Jones parce que Clelia chante ses douceurs au piano.

En effet, c’est plutôt du côté du folk, de Regina Spektor, Cat Power, Portishead ou Joanna Newsome – pour n’en citer que quelques-uns – qu’il faut aller chercher la raison de la diversité musicale de ce bluffant « Silent Revolution ». Car Clelia Vega n’est pas une songwritter lisse et inoffensive: la fragilité et la douceur qui émanent de chacune de ses chansons vous serrent à la gorge comme pour mieux vous faire définitivement comprendre que sous ces bouts de doigts agiles se cachent des griffes prêtes à faire couler le sang.

Rarement toutes réunies au sein d’un même album, la mélancolie, la rage intérieure, des mélodies à tomber, et l’émotion continue ne seront pourtant pas seules à contribuer à cette belle réussite. Cyesm, producteur electro déjà auteur de plusieurs albums solo, et Rity (guitariste de Powell et de Drive In Static Motion) sont venus mettre leur grain de sel, parfaire de riches arrangements pour moderniser ce que le couple piano / violoncelle d’origine aurait pu très vite condamner au domaine du classique.

Une bonne idée car, si la mancelle parvient sans mal à se passer d’eux parfois (les sublimes « Stories People Have Are Not To Tell » et « On My Own »), tous deux lui offrent une toute autre dimension (« Old Lady Wishes »), peut être même les armes pour ne pas vieillir trop vite (« Woman »), et s’en aller piétiner d’autres territoires de chasse gardée (Emilie Simon sur « Summer Days ») qu’elle pourrait bien finir par s’approprier. Aucun doute, si jeune et si talentueuse, Clelia Vega peut désormais entrevoir avec ce « Silent Revolution » un horizon bien dégagé, peut être même un futur qui ne se conjuguera pas sans elle.

Par

Dès le collège, la petite Clelia Vega compose des musiques originales sur le clavier de son piano. En parallèle, elle écrit beaucoup, noircissant des pages et des pages d’histoires, de textes poétiques.

Sur les recommandations d’une jeune professeur américaine, elle aussi musicienne, Clelia Vega va se lancer dans la chanson. Unissant ses compositions à ses écrits, la jeune artiste donne naissance à « Lucille », sa toute première chanson. Imprégnée des aînés tels Les Têtes Raides, Les Ogres de Barbarck, Les Elles…Clélia écrit en français, jusqu’à la découverte de Fiona Apple, Jeff Buckley…Là, elle découvre que la langue de Shakespeare lui laisse une plus grande liberté d’écriture.

Après quelques maquettes, des premières parties et des concerts, Clelia Vega enregistre ces 11 premiers titres : « Silent revolution ». Si la voix et le piano de Clelia Vega prédominent cette très jolie folk mélancolique, quelques touches de sons électro l’enrichissent subtilement.

Au-delà de la colère, de l’indignation et du refus de l’ordre établi, « Silent revolution » nous dévoile une Clelia Vega à la sensibilité à fleur de peau.

 

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