SINGING FELLOWS
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17 €|ref : MCO 03
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SINGING FELLOWS

Tortiller - Corneloup

Les disques de nos amis
2014

Franck Tortiller (vibraphone, marimba), François Corneloup (saxophone baryton)

"La longue complicité qui relie les deux musiciens aura servi (entre autres) à peaufiner ce petit bijou de disque, aussi séduisant que nonchalamment profond, capable de vous distraire aussi bien que de vous retenir, de vous faire voyager depuis votre siège, mais aussi de vous faire lever pour esquisser quelque pas de danse.

Une fois n’est pas coutume, les titres des morceaux, tout aussi arbitraires que d’habitude, esquissent un vrai parcours : de « l’esprit d’escalier » au « presque rien », une manière de « walking fellows » qui peut conduire aux « dernières brumes », et même au « temps gris ». Quant à la « valse à deux têtes », elle surgit comme une « leçon des jours » et vous accompagne jusqu’à « la nuit est un son ». J’ai gardé pour la fin la merveille des merveilles, qui m’émeut presqu’autant que la mélodie de Jacques Ibert (« La Mort de Don Quichotte » adressée à Sancho), et titrée du simple prénom du compagnon du chevalier à la triste figure. Comme quoi, même au coeur d’un disque qui fait semblant de légèreté, c’est comme les Grecs selon Nietzsche : « légers, oui, mais par profondeur ». Vibraphone, marimba, métal, bois, souffle et roseau. Et si ça passe près de chez vous, ne manquez pas." de Philippe Méziat Citizen Jazz

 

ll est des moments agréables dans la vie comme de croquer un bonbon anglais acidulé. De même, il est des disques où les musiciens s’octroient un espace ludique, pour l’enchantement de l’auditeur. Dans Singing Fellows, tout est calme et volupté, raison et déraison, échanges en coups droits et passing-shots, chants et contre-chants, cavalcade de belles mélodies habillées de sonorités rares sur des pulsations rythmiques entêtantes ; ou comment s’adonner à la musique comme un jeu auquel l’intelligence du mélomane ne peut que s’immiscer.

"Singing Fellows propose donc un duo en une formule peu usitée, à savoir un dialogue vibraphone et/ou marimba avec sax baryton. C’est évident : le marimba a un son plus boisé que le vibraphone dont les notes acides se déploient en grappe vers le ciel mais les deux instruments épousent bien le phrasé volubile et étrangement souple du baryton de Corneloup. Le mariage de ces sonorités peut paraître étrange a priori mais il démontre qu’il n’est nullement besoin d’avoir recours à une surenchère d'effets, électroniques ou non, pour signer une musique vivante. C’est si beau, si évident, si poétique que les mélodies semblent s’échapper de la lampe d’Aladdin qu'est le souffle de François Corneloup, contenant toute l’histoire du jazz. Plus encore, on a parfois l’impression d’avoir affaire à un big band invitant en solistes le baryton d’Harry Carney, entendu dans l’orchestre de Duke Ellington, et le vibraphone de Milt Jackson, du Modern Jazz Quartet. Une des compositions de François Corneloup s’intitule : «  La nuit est un son ». Elle renvoie en miroir à «  All Kinds Of Time », l’album paru chez Sackville en 1976, de Karl Berger (vibraphone et balafon) et de Dave Holland (contrebasse).

On sait que Franck Tortiller fut un temps le directeur de l’ONJ et pendant plus d’une décade membre du Vienna Art Orchestra. On mesure bien ici ses réflexes de mélodiste sachant déployer des qualités d’arrangeur ainsi que de vibraphoniste au jeu inventif. Quant à François Corneloup, ses travaux auprès de Bernard Lubat, d’Henri Texier, de Marc Ducret et de rappers lui ont forgé une discipline qui lui permet de s’épanouir en des contextes divers. Les titres drôles et poétiques données aux compositions de l’un ou de l’autre («  Esprit d’escalier », «  Presque rien », «  La leçon des jours », «  temps gris », «  La nuit est un son », «  Walking fellows ») sont en symbiose avec la musique."

Philippe Lesage de Djam la revue

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