SNODLAND
15 €|ref : NATO 4190
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SNODLAND

Beresford Steve / Wilson Matt

nato
2011

Certaines associations naissent d'évidences. Espiègles, doucement excentriques, solidement éclectiques, amis de tous les débordements, mais grands connaisseurs de l'histoire, le pianiste Steve Beresford et le batteur Matt Wilson ne pouvaient que se rencontrer. On pourra y voir un prolongement d'une tradition marginalement singulière mais ô combien révélatrice du duo piano-batterie (Mengelberg-Bennink, Bley-Motian, Pullen-Graves), formule déjà éprouvée par Steve Beresford dans Directly to Pyjamas (nato 1987), mais aussi et surtout une conversation poétique et vespérale, pleine de délicatesses, teintée d'humour et régénérée de quelques fureurs enveloppées de petits mystères, de déambulations dans ce pays inconnu tout en révélations sécrètes, ce Snodland peint par Daniel Cacouault.

Orné d’une illustration de Daniel Cacouault (illustrateur connu du monde du cinéma des Beatles à Spielberg), le disque comprend également un texte de Gérard Rouy - ainsi qu’une série de photographies signées de Guy Le Querrec et Sergine Laloux.

 

Steve Beresford : piano

Né le 6 mars 1950 à Wellington dans une famille de musiciens, Steve Beresford étudie le piano à 7 ans et devient plus tard trompettiste dans un orchestre qui joue des standards de soul music. Il entre à l'Université de York où enseigne le clarinettiste Alan Hacker. En 1974, Steve Beresford s'installe à Londres. Les idées fusent. Il pratique allègrement l'improvisation libre avec les membres du Spontaneous Music Ensemble puis avec Derek Bailey qui l'invite dans plusieurs de ses "Company". On le retrouve dans le Portsmouth Sinfonia aux côtés de Brian Eno et Gavin Bryars. Il rencontre le guitariste-flûtiste David Toop à cette époque et ensemble, avec le guitariste Peter Cusack et le batteur Terry Day, ils créent le groupe Alterations, orchestre d'improvisation libre qui se distingue des autres par sa non "religiosité de genre" et son absence d'interdits. On l'aperçoit à la basse avec les Roogalator alors qu'il flirte avec le rock expérimental des groupes Flying Lizzards ou le punk de The Slits. Fin des années 70, c'est le temps d'autres rencontres déterminantes pour cette figure essentielle du renouveau de la vie musicale londonienne, à New-York avec Eugene Chadbourne, Toshinori Kondo et surtout John Zorn. Les années 80 voient aussi s'afficher son intérêt pour la réalisation (production) qu'il exerce d'abord en duo avec David Toop pour le groupe Frank Chickens (on les retrouve ensemble aussi avec Prince Far-I). Avec Toop, il se produit sous le nom de General Strike. Ses talents de chanteur se révèlent.  En 1982, c'est la rencontre avec les disques nato dont Steve Beresford va devenir l'un des piliers essentiels. Ses enregistrements sur nato ou la collection Chabada font la synthèse de son éclectisme et mettent en avant ses qualités d'orchestrateur, d'arrangeur, de compositeur et bien sûr d'improvisateur. Il figure sur les albums de Tony Coe, Lol Coxhill, Alterations, Kazuko Hohki, Mike Cooper, il conçoit une suite très remarquée pour la styliste Anne Marie Beretta (portée à la scène lors du festival Banlieues Bleues), joue en duo avec Han Bennink et en quartet avec David Toop, John Zorn et l'actrice Tonie Marshall, il dirige son orchestre (Steve Beresford, his piano & Orchestra) pour des reprises de Charles Trenet ou pour accompagner les chansons de Brigitte Bardot ou les rainy songs par Kazuko Hohki.  Dans les disques-maison à thème, il arrange Satie pour les Films de ma ville après lui avoir rendu hommage dans 7 Tableaux phoniques, illustre Spirou et Fantasio et le chien Attila pour Bandes Originales du journal de Spirou, visite Sidney Bechet dans Vol Pour Sidney. Il est aussi membre fondateur du quartet The Melody Four qui devient trio en quelques heures.

 

Matt Wilson : batterie

 

Élu batteur de l'année par le magazine Down Beat en 2009, Matt Wilson, nominé aux Grammy Awards est loin de se cantonner à ce qui ferait de lui un musicien facilement établi grâce à une technique hors pair alliée à une fine musicalité et une grande culture de l'histoire du jazz. Matt Wilson, batteur New-Yorkais natif de l'Illinois fait valser les étiquettes et fait fi de tout académisme. Il joue avec plaisir une musique sans âge. Dewey Redman a été pour lui un véritable père spirituel. Récemment, il s'est produit avec Herbie Hancock. On l'a vu Et entendu aussi sur scène et en disque avec Charlie Haden (il a remplacé Paul Motian dans le Liberation Music Orchestra), Joe Lovano, John Scofield, Lee Konitz, Bob Stewart, Denny Zeitlin, Ron Miles, Marty Ehrlich, Ted Nash, Jane Ira Bloom, Andrew Hill, Bobby Hutcherson, Elvis Costello, Cedar Walton, Kenny Barron, John Zorn, Marshall Allen, Wynton Marsalis, Michael Brecker, Pat Metheny, Bill Frisell et Hank Jones. Leader de groupe qui brosse et décoiffe du hard bop à l'improvisation libre, Matt Wilson a publié neuf albums en leader.

 

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