VERS BISSEXTILS
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VERS BISSEXTILS

Louki Pierre

Saravah

"Vers Bissextils" marque le retour de Pierre Louki dans la joute du disque. Pas de reprises pour cet album, fort de 22 chansons nouvelles écrites sur les musiques de Francis Lai, Richard Galliano, François Rauber, Romain Didier, Daniel Barda, Aneta Vallejo et Pierre Louki lui-même pour 12 titres. Comme à l’époque des grands albums de Louki, orchestrés par Claude Bolling, François Rauber ou Jean-Claude Hamalian, véritables bijoux de swing pour tous les amateurs, "Vers Bissextils" soigne autant la musique que les vers. Et quel monstre d’écriture que ce Louki, déclinant 10 quatrains en alexandrins à partir d’une chaussette percée, récapitulant trois millénaires d’interrogations sur la possible séparation de l’âme et de l’esprit dans une chanson plus dramatique qu’humoristique "Ma tête et mon cerveau".

Lorsqu’on arrive, déjà épuisé à la quatrième chanson du disque "Le Malentendu", Louki nous achève avec ce couplet qui le présente si bien, et concerne tant d’artistes: "Le temps a suivi / Son chemin, bonhomme / En me faisant homme / Le temps m’a trahi / Les ans m’ont poussé/ Tout comme une insulte/ Je suis un adulte / Contraint et forcé", sur la mélodie si profonde de François Rauber. Bien heureusement "Vers Bissextils" ne pourrait pas compter dans les grands disques de Louki, sans une bonne dose de chansons sensuelles, qu’on ne peut nommer paillardes tellement elles transpirent, sous les belles tournures du maître écrivain, d’érotisme cru. La chanson d’amour "Du côté de la rue des saules" (écrite avec Richard Galliano), anthologique pour les esthètes et les amateurs de Louki, sauve la gente féminine du destin fétichiste auquel "Chaud et Froid", "Péché vé-miel" et "Où sont mes mains" les condamnaient. Pour clore ce tour d’horizon d’un album trop riche pour être vrai (et peut-être trop vrai pour rendre l’auteur et le producteur riches), Louki se permet une chanson sur l’écriture, sa principale raison de vivre, en partant sur les cinq pieds de "Il faut que j’écrive", qu’il tient et développe sur 12 couplets, dont le premier : "Il faut que j’écrive / Pour ne pas crever / Il faut que je vive / Pour enjoliver / Ma plume naïve / Peut encore rêver / Il faut que j’écrive / Pour ne pas crever". Pierre Louki tend une main salutaire à tous ceux qui, mal dans leur peau, veulent dépasser l’étape où l’homme s’est mis debout.

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